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Meaux Le Journal N°97 - Tribune

Suite à une erreur dans la publication du Meaux Le Journal N° 97, voici la tribune du groupe PCF / FDG :

>Tribune de Jean-François DIRRINGER, Conseiller municipal PCF/FD

SERVICE PUBLIC…LE TOUR DE VIS BUDGETAIRE 2019!

Les fonctionnaires seront-ils les «fashion victims» du libéralisme «macronien»?

S’il est une question qui reste posée dans le « grand débat public » suite aux actions revendicatives des Gilets jaunes et, même si celui-ci n’a pas eu un grand écho sur Meaux… c’est bien celle des Services publics.

Le plus souvent pour dénoncer…la fermeture d’une maternité…d’une école…d’une trésorerie…d’un bureau de poste…d’une ligne ou une gare SNCF etc… !

Ce refus de voir nombre de services publics supprimés sur l’autel de l’austérité n’a pas encore fait reculer le Gouvernement. Il vient de présenter un projet de loi de réforme de la fonction publique, véritable arsenal malthusien pour réussir à supprimer 120000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat (60% sur les Collectivités locales, 40% sur l’Etat)…la fonction publique hospitalière n’échappant pas de surcroît au massacre programmé !

Sous prétexte de toilettage du «Statut», le gouvernement envisagerait de multiplier les embauches de contractuels sans remplacement des départs en retraite après avoir coupé dans les budgets des « emplois aidés » des associations.

Ainsi, des incitations à la mobilité «forcée ou pas» seraient mises en place.

Les primes au « mérite » clientéliste, seraient généralisées sous couvert de complément indemnitaire (RIFSEEP) comme cela a déjà été voté tout récemment en Conseil municipal, au CCAS (*) et au Conseil communautaire au titre de l’application d’un décret de mai 2014! 

La « notation » des agents serait remplacée par une «évaluation» dont on ne connait pas encore l’organisation et le contenu?

Le rôle des Commissions paritaires serait réduit…les «ruptures conventionnelles» seraient instituées et substituées à la garantie de l’emploi public.

Ce catalogue de dispositions annoncées est très large. Elles s’apparentent aux techniques et aux modes de gestion des entreprises. Cette transposition des méthodes de gestion du secteur privé appliquées au secteur public s’inspire des recettes du «New Public Management» chères aux cabinets de conseils patronaux qui prônent l’instabilité des structures d’emplois au nom du «Changement» et de la maximisation des profits!!!

Quelles conséquences concrètes prendront finalement ces mesures?

Difficile à dire avant les débats et votes au parlement de ce projet de loi régressif, tant le Secrétaire d’Etat G. Darmanin est resté évasif sur les dégâts collatéraux lors de sa présentation!

Les syndicats de fonctionnaires unanimement le refusent et ont toutes les raisons de s’inquiéter d’une vision libérale d’un équilibre budgétaire qui se fera sur leurs dos et qui n’ose avouer ses dégâts sociaux en gestation  à la veille des élections européennes!

Ce projet de loi  anticipe un peu plus l’encadrement budgétaire exigé dans le cadre européen par la transposition du TSCG (**) tant combattu par le PCF et ses élus.

(*) Centre communal d’actions sociales

(**) Traité européen sur la stabilisation, la coordination et la gouvernance.

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