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Exposition : Charles Stanislas L'Eveillé

Sortez à Meaux -  Culture -  du 13.10.2018 au 16.12.2018  -

Exposition : Charles Stanislas L'Eveillé

Ingénieur, voyageur, dessinateur et peintre

Figure meldoise méconnue

Du 13 octobre au 16 décembre 2018
Au Musée Bossuet

Exposition Charles Stanislas L’Eveillé :

Charles Stanislas L’Eveillé est une figure méconnue de l’histoire de Meaux. Né à Paris en 1772 dans une famille qui avait des attaches meldoises, il a habité Meaux pendant de longues années à deux périodes différentes de sa vie.

La première entre 1805 et 1815, lorsque jeune ingénieur des Ponts et Chaussées, il est nommé comme adjoint de René Girard, l’ingénieur en chef du chantier du canal de l’Ourcq, en recevant de ce dernier la responsabilité de conduire les travaux sur la section de Meaux, c’est-à-dire entre Lizy-sur-Ourcq et Trilbardou. C’est à cette époque-là qu’il se marie avec une jeune meldoise, Geneviève Vallée, fille d’un chirurgien et accoucheur de l’hôpital de Meaux. Ses deux premiers enfants, deux garçons : Paul et Charles naissent à Meaux. Mais en 1815, dans le contexte tendu de la Seconde restauration, à cause de ses opinions libérales, Charles Stanislas L’Eveillé est relevé de ses fonctions sur le canal de l’Ourcq et envoyé dans les Pyrénées Orientales.

Une seconde fois, il retrouve la vie meldoise au sein de sa famille vers 1826, peu avant de partir à la retraite. Il s’implique alors dans la vie locale, il est élu conseiller municipal aux élections de 1831. Il meurt en cours de mandat en 1833.

Charles Stanislas L’Eveillé, son épouse Geneviève ainsi qu’au moins un de leurs fils qui était receveur des douanes à Meaux sont enterrés au vieux cimetière de Meaux, rue Gambetta. Les croix de leurs tombes viennent d’être restaurées et rétablies à l’initiative de l’association Au fil de l’Ourcq

La trace des réalisations de Charles Stanislas L’Eveillé est encore très présente dans le paysage meldois : à travers le tracé du canal de l’Ourcq mais également celui la Chaussée de Paris. C’est L’Eveillé qui avait proposé le nouveau tracé d’entrée dans la ville pour la grande route venant de Paris.

L’Eveillé n’était pas seulement un ingénieur, il a montré au cours de sa vie des talents d’observateur et d’artiste et fidèle aux qualités intellectuelles de son temps il a fait montre d’une curiosité encyclopédique. Grand voyageur, il est parti jusqu’en Turquie pour revenir en France en passant par la Grèce et l’Italie. Pendant ce long périple il a couché sur le papier, sous forme de notes, de croquis et de dessins ses observations. Laissant ainsi à la postérité des carnets d’un très grand intérêt. On le voit remplir un rôle d’ethnographe en relevant minutieusement tous les détails des costumes portés par les habitants de ces contrées, en dessinant les objets du quotidiens qu’ils utilisent et en indiquant leurs mœurs et coutumes. Retourné en France, il remplit un rôle tout à fait semblable lorsqu’il est muté dans les Pyrénées Orientales, région périphérique de la France qui présente au début du XIXe siècle une spécificité régionale à part entière que L’Eveillé va observer et relever dans ses dessins et croquis, notamment en s’intéressant aux costumes locaux mais également aux modes de vie de la population, notamment des gitans qui sont nombreux  dans la région.

Nous avons de Charles Stanislas L’Éveillé une grande quantité de dessins et d’aquarelles de paysages des Pyrénées Orientales puis des Alpes de Haute Provence. Il a pratiquement toujours travaillé sur des albums et des carnets portatifs, l’essentielle de son œuvre se trouve être ainsi sous la forme de petits formats contenus dans des cahiers. Deux de ses albums sont présentés à l’exposition.

Cette exposition n’aurait pu se faire sans le concours précieux des descendants de Charles Stanislas L’Eveillé. Ils ont non seulement prêtés des œuvres de leurs aïeuls conservés dans la famille mais ont grandement contribué à transmettre les informations biographiques concernant le parcours professionnel et familial de Charles Stanislas L’Eveillé. Cette exposition a également bénéficié du soutien de la « Société historique de Meaux et sa région » et de l’association « Au fil de l’Ourcq ».