Un méandre de la rivière, beaucoup plus allongé vers le nord en ce temps-là, créait une presqu’île naturelle d’environ 200 hectares de superficie et accessible seulement par une gorge assez étroite au sud. Cette presqu’île formait donc un territoire idéal.
Le territoire de Meaux est une grande cuvette orientée nord-sud, creusée par la Marne, dans le plateau de Brie, pendant plusieurs centaines de milliers d’années.
La Marne, source d’alimentation permanente, faisait également figure de frontière protectrice contre d’éventuels envahisseurs. Les coteaux boisés qui entouraient le site, l’épargnaient des vents du nord et de l’ouest. Il y a plus de 2000 ans, une cité gauloise primitive, bâtie sans doute de cahutes de bois, s’élevait au centre de cet espace protégé. Ses habitants s’appelaient les Meldes.
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| La conquête romaine donne un nouvel essor à cette ville que César désigne, en 50 av. J.C., sous le nom de Iatinum. Les gallo-romains transforment la physionomie de la cité, en lui donnant ses premiers grands édifices publics (théâtre, temples, thermes, etc.). |
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| A l’extrémité sud de la ville, une citadelle est construite pour le contrôle de la seule voie d’accès terrestre. Les remparts, actuellement visibles le long du boulevard Jean Rose, correspondent au mur nord de celle-ci. Iatinum se trouve à la croisée de deux voies antiques : celles qui relient Châlon à Lutèce (Paris) et Boulogne à Troyes. L’essor de la ville à cette époque s’explique par le fait qu’elle constitue un nœud routier de dimension régionale sur les rives de la Marne. Sur les pentes d’une colline dominant le nord-est de la ville, un sanctuaire est construit dont les vestiges font l’objet de fouilles archéologiques (site de la Bauve). Au 4ème siècle de notre ère, la ville est exposée aux invasions barbares qui la détruisent partiellement. |